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Visiter le Pérou en 2 semaines : itinéraire et incontournables

que faire au pérou
Sommaire

    Lors de notre premier réveil à Cusco, le souffle court à 3 399 mètres, nous avons compris que le Pérou ne se visite pas, il se mérite. Chaque pierre inca, chaque sommet enneigé de la Cordillère Blanche et chaque rue coloniale raconte une histoire bien plus vaste qu’un simple itinéraire touristique. Nous avons arpenté ce pays andin pendant plusieurs semaines, entre treks engagés, nuits fraîches à Puno et lever de soleil sur le Machu Picchu. Voici tout ce que nous avons appris sur le terrain pour répondre à la question que faire au Pérou en 2026, avec des conseils concrets, des chiffres fiables et les réalités d’un voyage en altitude.

    Planifier son voyage au Pérou : la bonne saison selon les régions

    La première chose à savoir quand on cherche que faire au Pérou est que le climat y change radicalement d’une zone à l’autre. La saison sèche andine court d’avril à octobre, c’est la fenêtre idéale pour Cusco, le Machu Picchu, le lac Titicaca et tous les treks. En revanche, la côte pacifique autour de Lima est au meilleur de sa forme de décembre à avril, avec une eau qui atteint 22 °C et des températures proches des 28 °C.

    Nous avons testé les deux périodes : un mois de juillet à Cusco, avec des nuits à 0 °C mais des journées limpides, et un mois de février à Lima, un ciel voilé mais une mer enfin praticable. Votre itinéraire dictera donc votre date de départ.

    Région Meilleure période Altitude moyenne
    Cusco / Machu Picchu Avril à octobre 2 430 – 3 399 m
    Lac Titicaca (Puno) Avril à octobre 3 800 m
    Lima / Côte Décembre à avril 0 – 100 m
    Cordillère Blanche (treks) Mai à septembre 3 000 – 4 860 m

    Pour un voyage combinant Andes et côte, nous vous conseillons un départ entre mai et septembre : vous sacrifierez la baignade à Lima, mais vous profiterez à fond des hauteurs.

    Explorer Cusco, l’ancienne capitale inca

    Nous avons posé nos sacs à Cusco une première fois en juin, la ville grouillait de touristes mais il suffisait de s’éloigner de la Plaza de Armas pour retrouver le calme des ruelles pavées. C’est ici que tout commence, car que faire au Pérou sans passer par la capitale historique des Incas ?

    L’acclimatation est sérieuse : à 3 399 mètres, monter les marches de San Blas nous a coupé le souffle les deux premiers jours. Prévoyez 48 heures minimum avant le moindre trek. Nous avons arpenté le marché de San Pedro, goûté un jus de grenadille fraîchement pressé, et visité le Qorikancha, où les murs incas s’entremêlent au couvent colonial dominicain.

    Les ruines à ne pas manquer autour de Cusco

    Avec le boleto turístico, vous accédez à plusieurs sites dont Sacsayhuamán, Qenqo, Pukapukara et Tambomachay. Nous avons pédalé jusqu’à Sacsayhuamán un matin, les blocs de calcaire parfaitement ajustés dépassent les 100 tonnes. L’entrée plein tarif (constatée début 2026) avoisine les 130 soles pour l’ensemble des sites, soit environ 32 €.

    Si vous avez déjà manié ce type de billet combiné lors d’un itinéraire culturel en Égypte, vous retrouverez la même logique : un seul achat, plusieurs jours d’accès.

    Machu Picchu et la Vallée sacrée des Incas

    Un matin d’août, nous avons pris le premier bus depuis Aguas Calientes vers 5h30, pour arriver à l’entrée de la citadelle à 6h00. Le brouillard se dissipait lentement sur les terrasses. Machu Picchu, perché à 2 430 m, est bien plus aéré que Cusco : on respire mieux, et la pierre mouillée brille sous les premiers rayons.

    Pour y accéder, le trajet classique passe par Ollantaytambo en train, puis un bus depuis Aguas Calientes. Nous avons réservé nos billets d’entrée un mois à l’avance sur le site officiel, indispensable en haute saison. Le circuit 2 (classique) offre une vue plongeante sur la citadelle sans nécessiter l’ascension du Huayna Picchu.

    Vallée sacrée : Pisac, Maras et Moray

    Dans la Vallée sacrée, nous avons sillonné les ruines de Pisac un dimanche matin, en pleine effervescence du marché artisanal. Ensuite, les salines de Maras nous ont offert un spectacle étrange, des milliers de bassins blancs accrochés à flanc de colline. Enfin, le site circulaire de Moray, à 3 500 m, servait de laboratoire agricole inca. Une journée de visite depuis Cusco en transport collectif coûte à peine 20 soles par personne, et nous avons croisé très peu de monde en dehors de Pisac.

    Organiser cette boucle rappelle un road trip de 2 semaines au Mexique : on enchaîne des sites archéologiques majeurs avec des temps de route raisonnables.

    Arequipa et le canyon del Colca

    Nous avons quitté l’altiplano pour redescendre vers Arequipa, la ville blanche. Construite en sillar, une pierre volcanique claire, elle se blottit au pied du volcan Misti (5 822 m). La Plaza de Armas nous a semblé plus paisible que celle de Cusco, avec sa cathédrale et ses arcades.

    Le lendemain, départ à 3h00 du matin pour le cañon del Colca. La route serpente jusqu’au Mirador de la Cruz del Cóndor, où nous avons vu, vers 8h30, plusieurs condors prendre leur envol dans les courants ascendants. Le canyon, deux fois plus profond que le Grand Canyon américain, plonge sur plus de 3 000 mètres. L’excursion à la journée inclut souvent un arrêt aux sources thermales de Chivay.

    Conseils pour l’excursion

    • Prévoir une veste coupe-vent, même en saison sèche, le vent au belvédère est glacial.
    • Négocier le prix de l’excursion directement auprès des agences locales autour de la Plaza de Armas : nous avons payé 80 soles par personne, transport et guide compris.
    • Si vous avez le temps, une randonnée de deux jours dans le canyon permet de descendre jusqu’à l’oasis de Sangalle.

    Le lac Titicaca, entre Puno et îles flottantes

    À 3 800 mètres d’altitude, le lac Titicaca impose le respect. Nous sommes restés à Puno une nuit, assez pour embarquer sur un bateau collectif le lendemain. Le froid nocturne nous a saisis, mais la lumière rasante sur l’eau au lever du jour valait chaque frisson.

    Les îles flottantes des Uros, construites en totora, sont un passage obligé. Nous avons toutefois préféré l’authenticité de Taquile et Amantaní. Sur Taquile, nous avons déjeuné une truite grillée face au lac, servie par une famille d’agriculteurs-tisserands. Comptez 3 heures de bateau depuis Puno pour rejoindre Taquile, et une journée entière pour une excursion combinée.

    Pour ceux qui veulent un séjour immersif, Llachón, sur la péninsule de Capachica, propose des hébergements chez l’habitant. Nous y avons passé une nuit, sans électricité, avec un ciel étoilé stupéfiant.

    Les treks d’altitude : Cordillère Blanche et Ausangate

    Nous avons beaucoup randonné en Savoie, dans le Beaufortain et autour du Parc national de la Vanoise, mais les chiffres des treks péruviens donnent le vertige. Voici ce que nous avons identifié comme les itinéraires les plus marquants pour répondre à que faire au Pérou quand on aime la haute montagne.

    Tour de l’Alpamayo, Cordillère Blanche

    Au départ de Huaraz, le Tour de l’Alpamayo s’étend sur 8 à 12 jours et 112 km, avec un point culminant à 4 860 mètres. Nous avons discuté avec un guide local qui nous a confirmé que la meilleure fenêtre s’étend de mai à septembre. Le trek enchaîne des cols techniques et des vues sur le Huascarán, le plus haut sommet du Pérou (6 768 m).

    Ausangate et la Montagne de Couleurs

    Le trek de l’Ausangate (5 jours, 66 km, max 5 200 m) contourne le massif sacré des Incas. Nous avons rencontré à Cusco des randonneurs qui en revenaient épuisés mais enchantés par les lagunes turquoise et les glaciers. Pour une version plus courte, la Montagne de Couleurs (Vinicunca) se fait en une journée depuis Cusco, mais l’affluence y est massive. Nous préférons le circuit de Palccoyo, moins connu, avec trois montagnes colorées et une altitude de 4 900 m.

    Si vous préparez un tel trek, jetez un œil à notre guide sur le matériel léger pour randonneur aventurier : un bon sac de couchage et des bâtons télescopiques feront toute la différence sur ces dénivelés extrêmes.

    Survoler les mystérieuses lignes de Nazca

    Nous avons atterri à Nazca après une nuit de bus depuis Arequipa. Le survol des géoglyphes dure 30 minutes à bord d’un petit Cessna de 6 places. Nous avons choisi le premier vol du matin, à 7h00, pour éviter les turbulences thermiques de la mi-journée. Le colibri, le singe et l’astronaute se dessinent nettement quand on les survole à basse altitude.

    Le coût constaté début 2026 est d’environ 90 USD par personne, à payer en espèces dans les agences locales. Prévoir un supplément pour l’aéroport (30 soles). Si vous êtes sujet au mal de l’air, prenez un comprimé avant le décollage : les virages serrés pour les photos secouent.

    Lima et la côte Pacifique

    Nous avons bouclé notre périple à Lima, où le quartier de Miraflores surplombe l’océan. En janvier, l’eau à 22 °C nous a permis de surfer quelques vagues à la plage Makaha, une expérience bien différente des lacs alpins. Le ciel restait couvert le matin, mais se dégageait vers midi.

    Pour que faire au Pérou côté gastronomie, Lima est incontournable. Nous avons testé un ceviche dans une cevicheria du marché de Surquillo, un régal à moins de 20 soles. Le Museo Larco, avec sa collection d’art précolombien, mérite facilement deux heures de visite, et ses jardins sont un havre de paix dans la ville.

    À 3 heures de route au sud, la réserve nationale de Paracas et les îles Ballestas abritent des colonies d’otaries et de manchots de Humboldt. L’excursion en bateau depuis le port d’El Chaco coûte 50 soles (entrée de la réserve incluse). Nous avons aussi testé le sandboarding sur les dunes de Huacachina, une oasis surréaliste à quelques kilomètres d’Ica.

    Questions fréquentes

    Quelle est la meilleure période pour un voyage au Pérou ?

    Pour les Andes et les sites majeurs comme Cusco, le Machu Picchu ou le lac Titicaca, privilégiez la saison sèche d’avril à octobre. Pour la côte et Lima, la meilleure période s’étend de décembre à avril.

    Combien de jours faut-il pour visiter le Pérou ?

    Nous recommandons 15 jours minimum pour enchaîner Cusco, la Vallée sacrée, le Machu Picchu, le lac Titicaca et Arequipa. Si vous souhaitez ajouter l’Amazonie ou la Cordillère Blanche, prévoyez 3 semaines.

    Faut-il un visa pour le Pérou ?

    Pour un séjour touristique de moins de 90 jours, les ressortissants français et de l’Union européenne n’ont pas besoin de visa. Un passeport valide 6 mois après la date d’entrée suffit.

    Quels sont les vaccins obligatoires ?

    Aucun vaccin n’est obligatoire pour entrer au Pérou, sauf si vous venez d’un pays à risque de fièvre jaune. La vaccination contre la fièvre jaune est recommandée pour l’Amazonie. Nous vous conseillons aussi d’être à jour dans vos vaccins universels et de prévoir un traitement antipaludéen pour la jungle.

    Comment gérer le mal des montagnes ?

    À Cusco (3 399 m), nous avons pris du maté de coca plusieurs fois par jour, beaucoup d’eau et un temps d’acclimatation de 48 heures avant toute activité physique. Les comprimés d’acétazolamide peuvent aider, demandez conseil à votre médecin.

    Peut-on boire l’eau du robinet ?

    Non, l’eau du robinet n’est pas potable au Pérou. Nous avons systématiquement utilisé des bouteilles d’eau scellées ou une gourde filtrante.

    Quel budget prévoir pour un voyage au Pérou ?

    En 2026, pour un voyage de 15 jours en milieu de gamme, comptez environ 1 500 à 2 000 € par personne, vols internationaux inclus. Les hébergements en chambre double coûtent entre 20 et 50 € la nuit, un repas complet 5 à 10 €.

    Nous avons traversé le Pérou du nord au sud, des hauteurs glacées de l’Altiplano aux rivages embrumés de Lima, et chaque étape a laissé une empreinte bien plus profonde qu’un simple tampon sur le passeport. Quand on nous demande que faire au Pérou, nous répondons toujours la même chose : commencez par Cusco et la Vallée sacrée, laissez-vous surprendre par le canyon del Colca, goûtez à la solitude du lac Titicaca, puis revenez par la côte pour un choc thermique. Prévoyez large, partez léger, et surtout, prenez le temps de vous acclimater. Ce pays ne se laisse pas dompter en une semaine, mais il récompense chaque effort par une lumière et une humanité que nous n’avons retrouvées nulle part ailleurs.

    Rédigé par

    Christophe

    L'équipe de savoie-argentine.fr partage récits, adresses et itinéraires pour découvrir la Savoie au fil des saisons.

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