Aller au contenu
Savoie Argentine
Destinations

Visiter la Savoie en 3 jours : itinéraire et incontournables

que visiter en Savoie en 3 jours
Sommaire

    Nous avons parcouru la Savoie en long, en large et en travers, par tous les temps. Un matin d’été, nous étions au bord du lac du Bourget à regarder les montagnes se refléter dans l’eau, avec pour seul bruit le clapotis des vaguelettes. Trois jours suffisent pour saisir l’essentiel de ce département montagnard, à condition de ne pas chercher à tout voir. Voici un circuit réaliste et vécu pour que visiter en Savoie en 3 jours sans courir, en privilégiant les lacs, les villages et les cols.

    Jour 1 – Chambéry, le lac du Bourget et l’abbaye d’Hautecombe

    La capitale historique des ducs de Savoie est le point de départ logique. Nous vous conseillons de poser vos valises à Chambéry et de rayonner à partir de là. La ville se découvre à pied en une demi-journée, puis l’après-midi appartient au plus grand lac naturel de France.

    La vieille ville de Chambéry

    Le Château des ducs de Savoie abrite aujourd’hui la préfecture et une partie de l’ancien palais se visite. Juste à côté, la cathédrale Saint-François-de-Sales surprend par son intérieur baroque et ses trompe-l’œil. Nous aimons flâner dans la rue de Boigne et ses arcades, puis monter à la fontaine des Éléphants, surnommée « les quatre sans cul » par les Chambériens. Comptez deux bonnes heures pour cette immersion.

    Un matin de printemps, nous avons pris un café en terrasse place Saint-Léger avant de pousser la porte du marché couvert. L’ambiance y est vivante et les producteurs de la région y vendent tomme de Savoie et diots fumés.

    Le lac du Bourget et l’abbaye d’Hautecombe

    Depuis Chambéry, le lac du Bourget est à une dizaine de minutes en voiture. Nous vous recommandons de longer la rive ouest, plus sauvage, jusqu’au village de Bourdeau. Le belvédère offre une vue large sur le massif de l’Épine et la Dent du Chat.

    L’abbaye d’Hautecombe se dresse sur la rive opposée, accessible par la route ou en bateau depuis Aix-les-Bains. Ce monastère cistercien abrite les tombes des princes de Savoie. L’intérieur, en pierre blanche, est d’une sobriété saisissante. Nous avons assisté à un office chanté par les moines, un moment suspendu. L’entrée est payante (tarifs constatés début 2026 : environ 6 € par adulte, gratuit pour les moins de 12 ans).

    Chanaz, la « petite Venise savoyarde »

    En fin d’après-midi, poussez jusqu’à Chanaz, niché sur le canal de Savières qui relie le lac au Rhône. Ce village aux maisons fleuries vit au rythme de l’eau. Nous avons vu un artisan huilier presser des noix et des noisettes dans sa boutique encore équipée d’une meule en pierre. Le soir, les terrasses le long du canal sont idéales pour un verre de vin de Savoie (un chignin-bergeron, par exemple).

    Si vous avez le temps, le musée Opinel à Saint-Jean-de-Maurienne est une autre option, mais nous le gardons pour le troisième jour. Pour l’heure, savourez la douceur du lac.

    Jour 2 – Le Massif des Bauges et le lac d’Aiguebelette

    La deuxième journée nous emmène dans un parc naturel régional méconnu, puis au bord d’un lac émeraude où l’on se baigne sans frissonner. C’est une journée de plein air, entre forêts, alpages et eau douce.

    Le Parc naturel régional du Massif des Bauges

    Classé géoparc mondial UNESCO, le massif des Bauges est un véritable château d’eau calcaire. Nous avons emprunté la route sinueuse qui monte au col du Frêne (950 mètres), un balcon sur la vallée. De là, plusieurs sentiers de randonnée partent vers les refuges et les lacs d’altitude. Une boucle facile mène au mont Margériaz, avec un dénivelé modéré de 400 mètres.

    Nous avons croisé des troupeaux de vaches tarines dont le lait sert à produire la Tome des Bauges, une AOP savoyarde au goût de noisette. L’office de tourisme du Châtelard propose des fiches rando détaillées et gratuites.

    Pour une pause gourmande, arrêtez-vous dans une fruitière. Nous avons goûté un sérac frais sur du pain de campagne, un régal simple. Prévoyez un pique-nique tiré du sac, car les restaurants sont rares en altitude.

    Le lac d’Aiguebelette et ses activités nautiques

    L’après-midi, direction le lac d’Aiguebelette, à une trentaine de minutes de Chambéry. Ce lac est interdit aux bateaux à moteur, ce qui préserve la pureté de l’eau. Nous nous sommes baignés en août : la température de l’eau avoisinait les 24 °C, un luxe en montagne.

    Vous pouvez louer un paddle ou un kayak sur la plage de Lépin-le-Lac (comptez 15 € l’heure pour un paddle, tarifs constatés début 2026). Les plus sportifs tenteront le parapente depuis le mont Grelle : les atterrissages se font en douceur sur la rive. Nous avons observé les voiles colorées tournoyer au-dessus de l’eau, un spectacle permanent.

    Le parking est payant en été (5 € la journée). Arrivez avant 10 heures si vous voulez une place à l’ombre.

    Spécialités savoyardes à déguster le soir

    Après ces efforts, une fondue savoyarde s’impose. Nous avons nos habitudes à La Maison du Fromage à Chambéry, mais vous trouverez aussi d’excellents restaurants servant une fondue crémeuse dans les villages autour du lac. Si vous préférez les diots, ces saucisses fumées au vin blanc, la recette traditionnelle est simple mais redoutable. Nous avons accompagné le tout d’une bouteille de mondeuse, un rouge léger et fruité, typique de la région.

    Pour les amateurs de fromage, la carte des fromages de Savoie vous aidera à choisir entre beaufort, abondance ou reblochon de Savoie. Et n’oubliez pas un verre de vin de Savoie pour l’accord parfait.

    Jour 3 – La Maurienne et Bonneval-sur-Arc

    Le dernier jour, nous quittons les lacs pour la haute montagne. La vallée de la Maurienne est un couloir minéral qui mène aux plus hauts cols des Alpes. Nous y avons ressenti ce silence minéral propre aux glaciers proches.

    Saint-Jean-de-Maurienne et le musée Opinel

    Faites une halte à Saint-Jean-de-Maurienne pour visiter le musée Opinel. Ce petit musée retrace l’histoire du célèbre couteau savoyard, depuis l’atelier familial jusqu’à la renommée mondiale. L’entrée est modique (environ 5 € par adulte, tarifs 2025, à vérifier pour 2026). Nous avons été surpris par la collection de couteaux géants et par les démonstrations de fabrication. Comptez une heure de visite.

    La cathédrale Saint-Jean-Baptiste mérite aussi un coup d’œil pour son cloître roman et son portail sculpté.

    Bonneval-sur-Arc, un village à 1 800 mètres

    En poursuivant la route, la vallée se resserre. Bonneval-sur-Arc apparaît comme une carte postale : des chalets en pierre coiffés de lauzes, des ruelles étroites et une église baroque. Le village est classé parmi les plus beaux villages de France et nous lui avons consacré un article complet. À 1 800 mètres d’altitude, l’air est vif même en été.

    Nous avons marché jusqu’à la cascade de la Reculaz, une boucle de deux heures sans difficulté. Le sentier longe un torrent tumultueux et offre une vue plongeante sur le village. Les marmottes sifflent à votre passage. Prévoyez une veste coupe-vent, même en août, car le vent peut se lever brutalement.

    Le parking à l’entrée du village est payant (forfait journée autour de 5 €). Nous vous conseillons d’arriver tôt le matin pour éviter la foule des randonneurs.

    Les cols alpins : Galibier et Tamié

    Si vous aimez les routes d’altitude, poussez jusqu’au col du Galibier (2 642 mètres). La route est ouverte de juin à octobre environ, selon l’enneigement. Le panorama sur les Écrins et la Meije est saisissant. Nous avons vu des cyclistes gravir les derniers lacets, le visage marqué par l’effort. Pour une option plus douce, le col de Tamié (907 mètres) offre une vue sur le Beaufortain et le massif de la Lauzière.

    Au retour, faites un crochet par la cité médiévale de Conflans à Albertville. Ce bourg fortifié domine la confluence de l’Isère et de l’Arly. Nous avons déambulé dans ses ruelles pavées bordées de maisons du XVe siècle, jusqu’au jardin du presbytère qui offre une vue imprenable sur la vallée.

    Conseils pratiques pour un séjour de 3 jours en Savoie

    Pour que votre itinéraire se déroule sans accroc, voici quelques astuces éprouvées sur le terrain.

    Où dormir ?

    Chambéry est le camp de base idéal. Nous avons testé l’hôtel des Princes en centre-ville, avec un parking souterrain, pratique pour rayonner. Les chambres d’hôtes autour du lac du Bourget sont plus calmes, mais il faut réserver plusieurs semaines à l’avance en été. Comptez 80 à 120 € la nuit pour une chambre double en hôtel 3 étoiles, selon la saison.

    Se déplacer sans voiture

    Le réseau de bus Synchro dessert Chambéry et les alentours, mais pour atteindre Bonneval-sur-Arc ou le col du Galibier, la voiture est indispensable. Des trains TER relient Chambéry à Saint-Jean-de-Maurienne (environ 1 heure). Le lac du Bourget est accessible en bus depuis la gare de Chambéry.

    Budget à prévoir

    Pour trois jours, nous avons dépensé environ 350 € par personne (hors hébergement), en incluant les repas au restaurant, les entrées et les locations. Les pique-niques permettent de réduire la note.

    Quand partir pour profiter au mieux ?

    La meilleure période s’étend de juin à septembre. Les cols sont ouverts, les lacs agréables pour la baignade et la plupart des refuges sont gardés. En juin, les alpages sont fleuris et les torrents gonflés par la fonte des neiges. En septembre, la lumière est douce et les forêts se parent de roux.

    L’hiver, le programme change radicalement. Les stations de ski comme Arêches-Beaufort ou Saint-Martin-de-Belleville prennent le relais, mais nous en parlons dans un autre article. Pour ce circuit en trois jours, privilégiez la belle saison.

    Les spécialités savoyardes à ne pas manquer

    Un voyage en Savoie sans goûter aux fromages serait incomplet. Nous avons listé nos incontournables.

    • Le beaufort : fromage à pâte pressée cuite, produit dans le Beaufortain. Nous l’avons dégusté en cubes à l’apéritif.
    • La tomme de Savoie : pâte pressée non cuite, douce et fruitée. Parfaite pour le gratin.
    • Les diots : saucisses fumées cuites au vin blanc. Nous les avons servies avec des pommes de terre vapeur.
    • La croziflette : variante de la tartiflette avec des crozets, petites pâtes carrées. Crémeuse et réconfortante.
    • Le gâteau de Savoie : léger comme une plume, à la fécule de pomme de terre.

    Pour accompagner ces plats, les vins de Savoie offrent une palette de cépages méconnus : jacquère (blanc léger), mondeuse (rouge épicé), altesse (blanc minéral). Nous avons découvert la roussette de Savoie au cours d’une dégustation chez un vigneron de Jongieux.

    Idées de variantes pour un séjour plus long

    Si vous disposez de quatre ou cinq jours, nous vous suggérons d’ajouter une journée dans le Parc national de la Vanoise au départ de Pralognan-la-Vanoise. La randonnée du Tour des Glaciers est un classique, avec des vues sur la Grande Casse (3 855 mètres).

    Autre option : passer une nuit à Arêches-Beaufort pour visiter une coopérative de beaufort et goûter le fromage directement à la fruitière. Nous avons assisté à la traite des vaches un matin, puis à la fabrication en cuve de cuivre. Le goût du beaufort d’alpage est incomparable.

    Questions fréquentes

    Quel est le plus beau village de Savoie ?

    Nous avons un faible pour Bonneval-sur-Arc, classé parmi les plus beaux villages de France. À 1 800 mètres d’altitude, ses chalets en pierre et lauzes, son église baroque et son cadre alpin en font une étape incontournable. Chanaz, sur le canal de Savières, est aussi charmant avec ses maisons fleuries.

    Peut-on visiter la Savoie sans voiture ?

    Oui, en partie. Le train dessert Chambéry, Aix-les-Bains et Saint-Jean-de-Maurienne. Des bus relient le lac du Bourget et le lac d’Aiguebelette. Pour Bonneval-sur-Arc et les cols, la voiture est indispensable. Prévoyez un véhicule si vous voulez suivre cet itinéraire complet.

    Quelle est la meilleure saison pour ce circuit de 3 jours ?

    De juin à septembre. Les cols sont ouverts, les lacs agréables pour la baignade et les sentiers de randonnée praticables. En août, attendez-vous à du monde sur les sites les plus connus. Nous privilégions septembre pour la tranquillité et les couleurs automnales.

    Faut-il réserver l’abbaye d’Hautecombe ?

    Non, les visites se font librement, avec des audioguides disponibles. Nous vous recommandons d’arriver à l’ouverture (10 heures) pour éviter les groupes. Les offices religieux sont ouverts à tous.

    Quels sont les lacs les plus chauds pour se baigner ?

    Le lac d’Aiguebelette est le plus chaud, avec une température avoisinant les 24 °C en été. Le lac du Bourget est plus frais, autour de 22 °C en surface. Les lacs d’altitude comme celui de Saint-Guérin sont à réserver aux baigneurs courageux.

    Quelle distance entre Chambéry et Bonneval-sur-Arc ?

    Comptez 130 kilomètres par la route, soit environ 2 heures de trajet. La route est sinueuse à partir de Modane, mais les paysages valent chaque virage.

    Combien coûte un repas savoyard typique ?

    Dans un restaurant classique, une fondue ou une raclette à volonté coûte entre 20 et 30 € par personne. Une tartiflette revient à environ 15 €. Les diots au vin blanc accompagnés de pommes de terre sont souvent autour de 14 €.

    Nous avons arpenté les ruelles de Chambéry, écouté le silence de l’abbaye d’Hautecombe, plongé dans l’eau émeraude du lac d’Aiguebelette et respiré l’air vif de Bonneval-sur-Arc. En trois jours, la Savoie nous a offert ses contrastes les plus francs. Nous vous conseillons de ne pas chercher à

    Rédigé par

    Christophe

    L'équipe de savoie-argentine.fr partage récits, adresses et itinéraires pour découvrir la Savoie au fil des saisons.

    Tous ses articles →